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Data centers : la révolution de l’IA de se fera pas sans les maires.
L’essor de l’IA soulève une inquiétude croissante des acteurs locaux quant à l’impact environnemental de ces infrastructures. À l’approche des élections municipales, Rumeur Publique a accompagné le leader mondial Equinix à faire le choix de la transparence, en appelant les élus locaux à faire de ce nouvel outil industriel un allié de leur territoire.
Lors du Sommet pour l’Action dans l’IA de Paris, la France affichait ses ambitions pour devenir un leader européen des data centers pour garantir notre souveraineté numérique. Un an plus tard, les chiffres donnent le tournis : pas moins de 67 milliards d’euros d’investissements rien que pour l’année 2025.
Mais dans les territoires destinés à accueillir ces nouvelles infrastructures, les maires s’interrogent : quel intérêt concret à accueillir ces « usines de l’IA » ? D’autant que le climat est anxiogène : pas une semaine sans une nouvelle étude – plus ou moins rigoureuse – pour dénoncer l’impact écologique des data centers (par exemple : une requête ChatGPT et c’est un demi-litre d’eau de perdu !)
À l’approche des élections municipales, Rumeur Publique a donc proposé à Equinix de matérialiser son approche vertueuse au niveau en réalisant un « Appel pour un data center au service des territoires ».
Un exercice de transparence avant tout pour raconter les réalisations d’Equinix en vingt ans de présence France. Un cas d’école est le campus de Saint-Denis, qui concentre les défis territoriaux qu’Equinix a appris à relever et démontre la force territoriale que peut avoir un data center :
- La mise en place de la récupération de la chaleur fatale du data center au profit de la collectivité, une première en France mise en service à l’occasion des JO 2024 pour chauffer la piscine olympique de l’équivalent de 1600 logements ;
- Des retombées fiscales significatives pour la commune : 2,6 millions d’euros de taxes locales annuelles pour un campus de 40MW en exploitation (projection pour 2026) ;
- La création d’une formation certifiante, élaborée avec Les Plombiers du Numérique et l’AFPA, destinée à former les talents locaux aux métiers du data center (50 000 emplois en France) dans un lieu de formation innovant : un data center miniature installé au cœur du campus de Saint-Denis ;
- La végétalisation du toit du site, la création d’une serre dédiée à la culture de fruits et légumes, dont la production est reversée gratuitement à des épiceries solidaires locales, et la désartificialisation d’une partie du site pour créer 1800 m2 d’espaces naturels.
Le point commun de ces initiatives : une co-construction étroite avec les élus locaux, qui part des réalités du territoire pour bâtir des projets durables et en cohérence avec les défis environnementaux.
Un constat partagé par Denis Larghero, maire de Meudon où s’est récemment implantée Equinix, à qui nous avons donné la parole : « La collaboration entre Equinix et la ville, fondée sur la confiance, la transparence et le respect des spécificités locales démontre l’importance que les collectivités territoriales peuvent avoir dans les enjeux numériques globaux et les réponses concrètes qu’elles y apportent. »
Un message que Rumeur Publique continuera de porter avec Equinix, pour que le développement de l’IA se fasse au service – et non contre – les citoyens et leurs territoires.
Yann Granger-Veyron – Consultant senior Affaires Publiques
yann.granger@rumeurpublique.fr
&
Antoine Bertault-Barrenechea – Directeur de clientèle Affaires Publiques
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