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Tous les évènements, toutes les réunions intègrent désormais la vidéo. Heavyweight conçoit le nouveau studio de Veolia.
Diffusion, participation, conservation, la vidéo donne à vos évènements internes ou externes de nouvelles dimensions. Encore faut-il disposer des outils et des compétences techniques et éditoriales indispensables.
Interview de Cédric Ingrand, Directeur Général des studios Heavyweight, groupe Rumeur Publique.
PRISMES : Pourquoi cette hybridation des évènements ?
Cédric ingrand : Les besoins de communication des entreprises ont beaucoup évolué depuis le COVID. Désormais, tout évènement, même physique au départ, devient un évènement en ligne intégrant le son et l’image et donc la vidéo. Il s’agit de partager le contenu en direct ou en différé avec les collaborateurs distants ou en télétravail, des parties prenantes, des clients, des partenaires, etc. Certes les outils de visioconférence ont progressé et sont désormais disponibles sur tous les postes de travail. Pour autant ces outils ne produisent que rarement un produit que l’on a envie et plaisir à regarder. De plus, ces contenus sont souvent éphémères. Ils laissent peu de traces et sont difficiles à réutiliser sur d’autres supports pour une communication plus large, par exemple sur les réseaux sociaux. Ces enregistrements ne créent pas de mémoire, d’archive, de traces et se diffusent mal a posteriori.
PRISMES : Comment réagissent les entreprises ?
CI : De nombreuses entreprises constatent le besoin et les opportunités offertes par la vidéo. « Nous réalisons X évènements ou webinaires par an, comment en tirer le meilleur parti ? » Elles veulent avoir accès à un studio, c’est le rôle de Heavyweight qui a été créé pour répondre à ce besoin avec une exigence technique et une ambition éditoriale. Et puis, quand le besoin est important, que le nombre d’évènements augmente, certaines souhaitent se doter d’un studio en interne. Nous intervenons aussi dans cette démarche pour accompagner le client dans la conception, l’installation, l’exploitation et la maintenance de ce nouvel outil.
PRISMES : Il est alors possible de répondre à tous les besoins, tous les formats ?
CI : Ce qui est important dans la phase de conception, c’est d’imaginer un outil polyvalent et capable de diffuser au débotté l’intervention du CEO pour l’interne, réunir une équipe multidisciplinaire et multi-langues tout au long d’un projet client, ou retransmettre un colloque regroupant plusieurs centaines de participants. Le plus souvent, le studio interne est dimensionné pour dépasser la simple réunion pour laquelle un Teams ou un Zoom pourrait suffire. Il convient parfaitement à des jauges de 30 à 50 personnes intégrant des participants externes et/ou distants. L’idée est de disposer sans délai d’un outil de qualité industrielle pour des webinaires internes, tourner des vidéos de formation, de communication interne, etc. Ces clients veulent aussi être autonomes pour disposer à loisir d’outils de plus en plus abordables économiquement et techniquement.
PRISMES : C’est l’esprit du projet réalisé pour Veolia ?
CI : Absolument. À un jet de pierre de nos propres studios de La Plaine Saint-Denis, nous avons conçu et déployé pour le nouveau siège de la R&D de Veolia un studio créé dans un espace événementiel, studio qui peut fonctionner sans technicien pour un évènement simple, mais qui selon le besoin peut aussi mobiliser une douzaine de spécialistes (réalisateurs, cadreurs, ingénieurs du son, directeur photo, décorateurs, spécialistes du streaming…).
L’ambition c’est d’aller de la présentation simple ou de la visio d’équipe jusqu’à des évènements mondiaux traduits simultanément en 13 langues. La promesse, c’est plus d’autonomie au quotidien, mais aussi la capacité à s’adapter à toutes sortes de typologies d’événements, et produire des contenus de qualité « broadcast » sur tous les plans techniques (production, diffusion, habillage…). Ça veut dire beaucoup d’automatisation, et une conception assez agile, où l’on garde à l’esprit ces deux modes d’opération, avec ou sans équipe technique dédiée.
PRISMES : Une formation est-elle nécessaire ?
CI : Oui, même si ces outils intègrent de plus en plus l’IA pour automatiser les process et faciliter leur mise en œuvre. Une simple régie vidéo est aujourd’hui capable de rectifier le regard d’une personne qui lirait un prompteur mal orienté et ne regarderait pas directement la caméra. Néanmoins, il faut former quelques personnes pour assurer les fonctions de base. Il est parfois nécessaire de faire appel à des experts mais, comme avec un logiciel bureautique, tout le monde doit pouvoir produire un évènement de qualité grâce à des outils accessibles et simples. Paradoxalement, il faut en fait beaucoup de technologie pour masquer la complexité en temps réel, c’est l’objectif final qui prime.
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