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Façonneur d’histoire : le nouvel âge d’or des relations médias.

Et si le métier des relations médias, celles et ceux que l’on appelait encore il y a dix ans « attachés de presse », composante essentielle de l’influence et ADN historique de Rumeur Publique, n’avait jamais eu autant d’avenir ? Et si, à l’heure de l’intelligence artificielle, il avait su se réinventer pour devenir un précieux allié des journalistes ? Disons-le franchement, cela n’allait pas de soi. Il y a quelques années, nous, agences d’influence, avons pu nourrir de légitimes inquiétudes sur le devenir des médias dont nous avons tant besoin tant ils représentent un inégalable concentrateur d’audience en apportant le grand plus d’une approche qualitative éditorialisée. L’essor des technologies et d’Internet, avec l’accès hyper facilité aux contenus sans passer par la case « achat » ou « abonnement » était en train de mettre à mal le monde médiatique. Mais ces dernières années, celui-ci a su réagir. Soit en mettant en place – après, c’est vrai, de sérieuses cures d’amaigrissement, un équilibre économique plus viable entre contenus physiques et numériques, notamment par la mise en place de « paywall » plus efficaces, comme ceux du New York Times, du Financial Times ou du Monde, soit par une meilleure maîtrise des réseaux sociaux, soit par les investissements réalisés par de riches mécènes. Certes, certains d’entre eux ont transformé des supports d’informations en canaux d’opinion. Il ne nous appartient pas d’en juger sinon de rappeler que dans nos démocraties, le consommateur citoyen a encore le choix, à la différence de ce qui peut se produire à Moscou, Pékin ou Pyongyang, d’arrêter de lire, écouter ou regarder un média dont la ligne éditoriale ne lui convient plus.

Devenir l’allié des journalistes

L’avenir des médias parait donc davantage assuré. Mais dans cette révolution, les journalistes, la faute aux gains de productivité nécessaires pour conforter la santé financière de leurs supports, ont de moins en moins le temps de chercher et trouver de bonnes histoires. D’empêcheur d’enquêter en rond à mal nécessaire, les spécialistes des relations médias sont en train de devenir leurs meilleurs alliés. Pour leur apporter de bonnes histoires. Certes à l’avantage de leurs clients, cela fait partie du jeu. Rien ne les empêche de trouver des contre-points, d’apporter la contradiction – à tout le moins le recul ou la nuance. Cela fait aussi partie du jeu. Des journalistes qui comprennent de plus en plus qu’il n’est pas dans leur intérêt, ni celui de leur média, de leur profession et de leur public de critiquer ou dénigrer systématiquement et aveuglément les entreprises et les secteurs qu’ils suivent. Car désormais la relation s’opère dans un état d’esprit mutuel constructif et respectueux du rôle de chacun. Cela oblige le ou la spécialiste des relations médias de « muscler son jeu » comme disait Aimé Jacquet à Robert Pires pendant la séance mythique de coaching de l’équipe de France de football lors du Mondial 1998 (voir le film « Les yeux dans les bleus »). Au consultant en relations médias de savoir façonner l’histoire qu’il ou elle apporte au journaliste, libre à lui de la prendre ou non, de l’enrichir ou non – et il le fera s’il est un bon professionnel dans un média sérieux -, de la rendre intéressante, attractive, impactante voire pour les plus talentueux, incontournable. Voilà ce qu’est devenu notre métier, en veillant à toujours assurer ses deux priorités, comme les deux faces d’une pièce de monnaie : promotion et protection, de l’image et de la réputation de notre client. Le résultat ? Une création de valeur immatérielle maximum et une profession de trouveur et de constructeur d’histoire passionnante qui donne envie de se lever le matin. What else?

Et l’IA dans tout ça ?

Et la menace de l’intelligence artificielle dans tout ça ? Comme le confiait récemment un de nos grands clients après une interview particulièrement bien préparée et accompagné auprès du journaliste par une de nos consultantes, « votre métier est avant tout relationnel ». Oui, Monsieur. Et aussi longtemps que le contenu informationnel des médias dignes de ce nom ne sera pas réalisé par des IA – une dystopie qui se fait encore attendre, n’en déplaise à certains propriétaires de presse peu scrupuleux -, il faudra des journalistes pour les réaliser et, pour les aider à en trouver, des spécialistes des relations médias donc des façonneurs d’histoire, même s’il est important qu’ils sachent utiliser l’IA… avec pertinence. Voilà pourquoi nous sommes plus que jamais optimistes sur l’intérêt de notre métier, pour aujourd’hui et pour demain.

Olivier Provost, Directeur Associé, olivier@rumeurpublique.fr et Cécile Roquelaure, Directrice Corporate, cecile.roquelaure@rumeurpublique.fr




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